Les thés Pu’Er sont les plus connus des thés sombres. Ils sont post-fermentés et permettent, dans certains cas, de se bonifier en vieillissant, comme le vin. Leur coût dépendra donc en partie de leur âge. Ils tirent leur nom de la ville du même nom dans la province chinoise du Yunnan au sud du pays, région frontalière avec la Birmanie, le Laos et le Vietnam. Il existe des Pu’Er de cent ans vendus à prix d’or ! Ils sont fabriqués à partir de théiers particuliers à très larges feuilles. Le thé produit dans la région était à l’origine compressé pour pouvoir être plus facilement transporté, notamment jusqu’au Tibet. Pour les Pu’Er les plus courants, l’infusion donne une liqueur très foncée, aux reflets rouges, avec des arômes de sous-bois et de terre humide. Son goût singulier vient du processus de fabrication : placées dans des pièces humides et chauffées, les feuilles vont alors fermenter grâce à l’action de micro-organismes qui vont apporter sa spécificité au Pu’Er. On parle alors de Pu’Er noir (ou cuit, « shu » en chinois). Mais il existe aussi d’autres types de Pu’Er, comme le vert par exemple (ou brut, « sheng » en chinois) aux couleurs d’infusion et goûts très différents, qui vieillit naturellement selon la méthode traditionnelle. Cette famille de thé est très appréciée des poètes chinois. Reconnu pour sa faible teneur en théine et ses qualités bienfaisantes, le thé Pu’Er se savoure tout au long de la journée.

Pour en savoir plus sur les thés Pu’Er : site d’Olivier Schneider, fondateur et directeur de publication de www.puerh.fr