Cette région très fertile, de plaines à basse altitude, est située au Nord-Est de l’Inde, proche du Bangladesh. Autrefois recouverte par la jungle tropicale, elle bénéficie d’un climat chaud et humide, très favorable à la culture du thé. C’est d’ailleurs en déforestant la jungle de l’Assam, que les Britanniques ont découvert une variété de théiers sauvages. Baptisée Camellia sinensis assamica, les colons de Grande Bretagne l’adoptèrent pour planter la région. La couronne britannique cherchait à l’époque (au milieu du XIXème siècle) à s’affranchir du monopole chinois en termes de production de thé. Elle avait envoyé en Chine un botaniste, Robert Fortune, pour visiter les plantations et rapporter des graines de plants de théiers (Camellia sinensis sinensis). Mais en Assam, les graines ne s’acclimateront pas. D’où le choix du Camellia sinensis assamica, mieux adapté aux plaines de la région.

L’Assam, avec ses quelques 2 500 jardins de thé, est considéré comme le grenier à thé de l’Inde, assurant la moitié de la production nationale. On y produit des thés vigoureux, puissants et toniques, au goût épicé, tannique et astringent. Ils s’accommodent bien de lait. Ils conviennent parfaitement pour le petit-déjeuner, typiques de ce qu’on appelle le « goût britannique ».

L’Inde, dans une dynamique de reconnaissance de ses terroirs de thé, a créé des IG (indications géographiques) nationales pour chacune de ses grandes régions productrices, avec un logo propre. Celui de l’Assam comporte comme identité visuelle une feuille de thé et un rhinocéros, emblématique de l’Etat, qui vit dans la forêt du parc national de Kaziranga.