Le thé a conservé l’appellation ancienne de l’île du Sri Lanka. C’est le troisième producteur mondial de thé, donc un acteur majeur sur  la scène internationale. Pourtant, en 1869, l’île était entièrement recouverte de caféiers. C’est un parasite qui entraîna la destruction totale des plantations de café, après avoir envahi l’île. Les Anglais décidèrent alors de développer la culture du thé noir. Il est cultivé à une altitude de 600 à 2 000 mètres. Les périodes de récolte varient par région, selon l’exposition des versants, l’intensité de la mousson et des vents. Le relief montagneux et accidenté du centre du pays créé une série de plusieurs microclimats, qui donne au thé du Sri Lanka toute sa richesse et sa noblesse. On reconnaît le thé de Ceylan à son fameux parfum et à sa robe cuivrée. Il donne des thés astringents, riches en tanin et en théine, idéaux pour le matin. Les qualités sont nombreuses et varient selon l’altitude à laquelle sont situés les jardins. Les principales régions prestigieuses sont au nombre de trois. Nuwara Eliya (de 1 200 m à 2 300 m) est la région la plus élevée d’où proviennent les plus hautes qualités. Les récoltes ont lieu de février à fin avril. Dimbulla (de 600 m à 1 200 m) où l’on récolte les meilleures productions en début d’année, de janvier à mars. Et Uva (600 m à 1 200 m) où l’on récolte les meilleurs crûs plus tardivement, durant les mois de juin, juillet et août.