Les thés wulong sont également appelés thés bleu-vert. Wulong signifie littéralement « dragon noir » en chinois. Son nom trouve son origine dans une légende : un planteur vit surgir un dragon noir d’un théier dont les feuilles ont révélé les notes boisées de châtaigne et de noisette du wulong. Une des particularités de cette famille de thé tient au fait que les taux d’oxydation d’un thé wulong à un autre peuvent être très différents (entre 12% et 70%). On parle ici d’oxydation incomplète ou d’un thé en voie d’oxydation. Dans cette famille des thés wulong, il existe une palette de thés très hétérogène, en fonction notamment du taux d’oxydation des feuilles : hétérogénéité des formes de feuilles (feuilles torsadées ou feuilles roulées), des couleurs de feuilles (des plus vertes aux plus sombres, jusqu’aux noires), des couleurs de liqueur, des origines géographiques, et bien sûr hétérogénéité des goûts, des parfums.

Nous devrions en réalité, comme le font les Chinois, parler de thé wulong pour les thés les plus oxydés (dont les feuilles sont sombres ou noires) et parler de thé bleu-vert (qing cha en chinois, 青茶) pour les thés moins oxydés, plus proches d’un thé vert (dont les feuilles sont vertes ou bleu-vert).

Les thés wulong se situent donc à mi-chemin entre les thés noirs et les thés blancs, jaunes et verts. Ils sont constitués traditionnellement de feuilles entières pauvres en caféine. La Chine est le plus gros producteur de thés wulong devant Taïwan, l’autre grand pays du wulong où les taux d’oxydation sont souvent plus élevés. De telles variations dans l’oxydation des thés wulong offrent alors une palette aromatique très intéressante pour cette famille de thé. Des notes florales et sucrées pour ceux dont l’oxydation a été stoppée rapidement et des notes boisées, fruitées ou caramélisées pour les thés les plus fortement oxydés.

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